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Photo copyright 2001 - Anena


Dernière mise à jour le :

5 mars 2008

 

Réalisé par les Adhérents :

 

A) IMPRESSIONS  SUR LES STAGES

B)COMPTE rendu  des activités extérieures  à Villotran   Championnat de France  2 jours sur le terrain de Villotran.

C)Problèmes Quotidiens ,soins  ,Nourritures   ect 

D) Faits vécus avec leurs ânes lors de voyages ,randonnées ect.

 

 

ANENA : 24 Gde rue - 60390 Villotran Tel : 03.44.47.77.43 - Fax : 03.44.47.81.73 Association loi 1901 déclarée à la préfecture de l'Oise sous le n°1139 le 22/06/94

Président : Mr Gérard MARTIN

                                                                                              

                                Stage des 25 et 26 août 2007

Bilan ANENA

Mr Martin, une promesse est une promesse, et la vitesse du temps qui passe une réalité.Nous voici déjà en 2008, déjà 4 mois sont passés depuis que nous sommes venus à Villotran, mais il n'y a pas une semaine sans que nous ne parlions de vous et de cette véritable aventure que représente un stage à ANENA;Tout était réuni, un accueil formidable, un programme très riche, des ânes et des hommes très sympathiques (des femmes aussi) , du soleil, et vous Monsieur Martin.

Nous avons démarré ces deux journées , par un petit tour de présentations des stagiaires, chacun racontant le parcours qui l'avait amené à Villotran, sa relation avec la gente asine et ce qu'il attendait de ce stage.A grands renforts d'anecdotes , chacun participa ainsi à détendre l'atmosphère, la curiosité des uns décrispant la timidité des autres. Mais pas de temps à perdre , les choses sérieuses ont très vite commencées.

Tout a été passé en revue le corps de l'âne , les dents , les pieds, le reste aussi. Doit il être mâle ou femelle ? son caractère, quels sont les soins à lui prodiguer ? quelles sont les affections dont il peux souffrir ? les règles de sécurité, etc...

Ensuite, nous avons été initié au menage dans les règles de l'art. Nous nous sommes d'abord entraîné sur la machine à mener : le simulateur artisanal est efficace , cette invention astucieuse a rapidement mis les apprentis que nous étions dans la peau de ce que nous voulions tous devenir, à savoir d'authentiques meneurs. Mais , c'est bien parce que les choses ne s'improvisent pas que le simulateur joue son rôle. Poser les mains, régler les rênes, équilibrer les tensions, tourner, s'arrêter et redémarrer, tout peux s'apprendre en théorie assis sur un banc , bien au chaud à coté du radiateur. La pratique, quant à elle, viendra en son temps pour nous amener son lot de surprises. Mais ce fut l'heure du repas, chaleureux, convivial et délicieux. La bonne humeur et le partage étant encore de mise.

Peu à peu suivant le pas de la digestion , la théorie du matin allait alors se mettre en mouvement. Une petite marche jusqu'au près de Nico pour faire connaissance avec ce petit phénomène, et nous reprendrions la suite de nos aventures. Il fallait bien passer "aux choses sérieuses " et mettre en pratique ce que nous avions vu le matin. Découverte des voitures hippomobiles et mises en place des harnais sur Teddy et Balthazar aggrèmentèrent notre début d'après midi. Et puis , le moment tant attendu arriva ! Chacun d'entre nous, accompagné de nos professeurs d'un jour, essaya de mener un attelage. Anne, Isabelle et Laurent tous bénévoles ont fait preuve de patience et de pédagogie. Nous y étions enfin, plus ou moins fiers comme des paons, dirigeant tant bien que mal notre voiture entre les plots. Il fallu bien reconnaître que certains semblaient plus doués que d'autres, mais la compétition n'avait pas sa place à côté de la bonne humeur qui régnait.Les animaux sont imprévisibles, parfois, et même si Teddy et Balthazar se sont formidablement prêtés au jeu des débutants que nous étions, il faut reconnaître que le caractère parfois facétieux de Nico apporte son lot de surprise et d'adrénaline; C'est qu'il démarre au quart de tour le coquin, tout ça pour un bruit suspect .Il peux alors s'élancer au galop emmenant tout sur son passage, et laissant le meneur surpris.

"Il ne faut pas s'affoler, reprendre son calme et maîtriser sans crier et en souplesse pour s'arrêter sans heurts. "

Le deuxième jour se déroulera teinté des mêmes plaisirs et de bonne humeur sous le soleil de cet fin de mois d'août. Nous avons mis en application le contenu de ce que nous avions appris la veille.

Nous n'avons pas la mesure du temps durant ces deux journées extraordinairement riches. Plaisir d'apprendre, de s'amuser, de rire et de rencontrer d'autres personnes issues d'horizons différents et tous passionnés.

                             

Il me faut parler aussi de l'accueil, de l'hospitalité et de la bonne humeur de Mr et Mme Masurier qui nous ont accueillis à bras ouvert à quelques kilomètres de Villotran. Nous y étions comme des coqs en pâte, de la bonne cuisine familiale nous réunissait le soir autour d'une bonne table après une journée arrassante. Pas question de veiller jusqu'à pas d'heure, Mr Martin nous attend le lendemain frais et disposés à engranger toutes les informations de la journée.

Vous l'avez compris, ce premier stage nous a laissé un goût de "reviens-y", nous avons tous eu le sentiments d'avoir débuté quelque chose à portée de tous qui nécessite néanmoins des bases. Nous nous sommes quittés à regret. C'était la fin d'un voyage, d'un premier voyage on l'espère.

Ce week end a en effet des allures de dépaysement total où nous nous sommes, l'espace de ces deux jours, "coupés" de notre vie quotidienne et entièrement consacrés à nos amis les ânes qui peuvent être une vrai source de satisfaction et de plaisir et tout ceci sous le regard bienveillant de Teddy et Balthazar.

Nous nous sommes donnés rendez vous à Villotran pour la fête annuelle d'ANENA avec cette formidable envie de mener.Il nous faudra juste un peu de temps...

Merci à vous Mr Martin et à toute votre équipe, Vous êtes pour nous la rencontre de l'année qui ne nous laissera pas indifférent. Je parle de ces rencontres rares et chères, celles qui vous modifient et vous améliorent sans crier gare.                                                         Carole et Benoît Willaumez

                                                                                               

Noël inoubliable

Coucou, Monsieur Gérard MARTIN

C'est avec beaucoup de retard que je donne de mes nouvelles et je m'en excuse faute de temps. Mon petit Noël c'est super bien déroulé et tout çà grâce à vous Monsieur Gérard MARTIN. Une seule personne manquait vraiment dans mon c
œur pour ce Noël inoubliable, c'est VOUS. CLOCHETTE s'est super bien comportée, encore une fois grâce à vous. La voiture étant trop petite pour le transport des cadeaux, une carriole pour vélo y était en remorque. Il fallait y penser.

De toute ma vie je n'oublierai jamais mon stage effectué chez ANENA, avec un homme qui sait faire parler son cœur, pour faire plaisir aux humains et aux équidés en même temps. Le froid durant ce stage n'a pas eu le dessus sur notre volonté de réussir et nos crises de fou rire.

Dès la première occasion je ne manquerai pas de vous rendre visite.
Je vais essayer de vous joindre quelques photos, n'étant pas très douée pour l'informatique et Internet, je ne sais si cela va fonctionner. Dans le cas négatif je vous les porterais.
Sincères amitiés et bonne année 2008 pour vous, Monsieur Gérard MARTIN, et votre compagne CLOCLO que je n'aie pas eu l'occasion de rencontrer.
wendy ,woopy et Patrick se joignent à moi pour vous faire un gros bisous ENORME.

                                                                  Catherine

                                           La Traversée de Paris

 

Dimanche  2 décembre 2007, avait lieu le désormais traditionnel défilé de Paris en attelages d'équidés, à l'occasion de l'ouverture du salon du cheval porte de Versailles a Paris, C'est une expérience unique et je l'attendais avec impatience depuis quelques années.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

J'ai été très heureux d'apprendre que je pourrai y participer suite a une invitation de l'association ATEM, par l'entremise de Gérard Martin notre président d'ANENA.                                                                                                                                                                                                                                              

Depuis plusieurs nuits je dormais assez mal, et pourtant je ne suis pas du genre anxieux ... je ne savais pas a quelle sauce nous serions mangés. Nous étions les seuls avec un attelage d'ânes et l'allure des chevaux étant plus rapide je m'inquiétais de savoir si nous pourrions maintenir la cadence et ainsi éviter les "accordéons".                                                                                                                                                                                                                                 

Notre équipe était formée de deux assistants (Laurent Theulier et Gérard Martin) et de moi même en tant que meneur. 

          L'épreuve prévue pour 10 heures fut en fait avancée à 9h45, en raison du mauvais temps qui s’annonçait. Le défilé en effet a failli être supprimé à cause d'un avis de tempête, mais heureusement il n'en fut rien.                                      

Le lever très matinal ce jour là (4 heures) me semblait déjà très loin quand nous partîmes. Après tous les minutieux préparatifs des jours précédents, ce n'était que du bonheur qui s'annonçait... malgré la pluie.

Et en effet, rapidement nous nous sommes aperçus que notre allure était tout a fait dans la note et j'ai commencé à me détendre pour apprécier cette aventure unique : voyager dans la capitale, passer devant les grands monuments, en attelage, et sur 20 kilomètres ....je vous le disais : que du bonheur! 

                                                     

C'est ainsi que sous les acclamations et les "bravos" et autres "félicitations" nous passâmes devant la Madeleine ou le curé a béni le cortège au passage, puis les quais de Seine avec ses bouquinistes, les Tuileries, la Tour Eiffel etc., etc. ...                                                                                                                                    

De nombreux cameramen nous ont filmé pour différentes chaînes de télévision et une journaliste a même grimpé a bord de notre voiture  hippomobile pour faire quelques kilomètres avec nous.

Lorsque de retour au bois de Boulogne, d'ou nous étions partis, j'ai pu me mettre debout j'ai ressenti un sacré soulagement pour postérieur qui sérieusement      s'ankylosait.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          

Mes ânes (Fanfan et Ignass) étaient fatigués certes eux aussi mais finalement pas tant que cela, et jusqu'à la fin ils se sont vraiment bien comportés en répondant très bien aux ordres de trot très fréquents pour combler les trous.

Il faut dire que je les avais entraînés les week-ends précédents et la dernière semaine, je les avais nourris en conséquence !

Mon Fanfan qui un mois avant avait un abcès de la fourchette n'a pas bronché et Ignass toujours aussi prudent a su se réserver pendant la première moitie de l'épreuve avant de se donner pour soulager son fougueux compagnon.

Vous le voyez cette journée fantastique, sous une pluie battante vers la fin nous laissera un souvenir formidable et peu banal : 20 km dans Paris en attelage avec mes ânes et mes amis ...merci à tous ceux qui m'ont permis de réaliser cette petite gageure.

Yannick Jubault. (Association Anena). Déc. 2007.

                                                               

L'Oise citoyenne

Le samedi 17 novembre 2007 à 14h30 a débuté à Beauvais la 3 éme rencontre annuelle départementale des associations, sous l'égide du Président du Conseil Général de l'Oise Yves Rome et du vice-président chargé de la vie associative et sportive Gérard Weyn. Notre association Anena était représentée par son Président Gérard Martin ainsi que Claudette Martin, Laurent Theulier et Yannick Jubault .Le but de cette grande réunion est de faire connaître la diversité associative, et au delà de son existence de promouvoir ses bénévoles de l'ombre sans qui rien ne fonctionnerait. L'organisation était au point, nos badges nous attendaient et après avoir pris place ,les discours officiels et un peu barbants ont commencés. Nous avions tendance à piquer du nez dans cette chaleur et à cette heure de la digestion. On nous rappela le bien fondé de l'association dans sa genèse et aussi les grandes réussites locales sous les feux de la rampe (boxe, natation.....)Mais au bout de 1h30,la remise des récompenses aux associations engagées et méritantes a commencés.21 d'entre elles étaient récompensées au travers d'un représentant. L'un élus présents lisait un résumé du parcours de la personne choisie dans l'association récompensée puis sous les applaudissements celle ci venait chercher sa récompense(un diplôme et une plaque commémorative).Parfois nous assistions a une petite démonstration de l'activité représentée(sport martial,.....)ce qui faisait un peu de diversité dans le ronron des discours de récompense. Heureusement les élus du moment avaient parfois quelques mots d'humour qui faisaient supporter l'ensemble tout de même un peu rébarbatif .

                                                                        

Ensuite notre association, comme d'autres d'ailleurs, fut priée d'aller retirer un diplôme nominatif (au nom de laurent Theulier que vous connaissez tous),afin au travers de son engagement bénévole chez nous, de reconnaître notre fonctionnement associatif. Il fut bien sur ému, c'est Gérard qui au préalable l'avait proposé pour cette distinction. Puisse t-il poursuivre dans cette voie afin de contribuer à notre bonne vie associative et bénévole, et montrer l'exemple a nos jeunes, dans une vie ou les efforts gratuits ne sont pas si fréquents et donc d'autant plus remarquables et récompensables .Bravo Laurent, félicitations .Il était déjà bien tard dans la soirée et autour du verre de l'amitié nous avons pris congé les uns des autres en se donnant rendez-vous à l'année suivante.

Yannick JUBAULT.

 

ANENA…AU GALOP

Début janvier 2007, lors de la dernière assemblée générale de l’association,

 Gérard MARTIN (actif président d’ANENA) dévoilait un projet « un peu fou » qu’il avait en tête depuis un bon moment et qu’il voulait réaliser pour cette année, si possible à l’occasion du championnat organisé à Villotran les 28 et 29 avril 2007.

En fait, il s’agissait de permettre aux adhérents volontaires de passer les épreuves officielles des « galops d’ATTELAGE » avec un âne, mais avec les mêmes règles d’exigence que celles des épreuves existantes pour le cheval.

En effet, le règlement officiel de la « Fédération Française d’Equitation » concerne tous les équidés, dont les ânes, et l’examinateur doit obligatoirement être titulaire des diplômes attribués par la Fédération.

Cette année le championnat comportait deux épreuves, une reprise de dressage et une maniabilité.

Gérard a informé les participants que ces « exercices » devaient impérativement être validés par un juge de la FFE pour la partie « pratique » des galops, afin de permettre l’accès aux épreuves théoriques programmées en deux sessions (juin et septembre 2007), étant donné le nombre de personnes intéressées…

Le décor est planté.

A cela, il faut ajouter que Gérard s’est efforcé de concevoir rapidement un programme de connaissances à acquérir, puisé dans le manuel officiel de préparation aux brevets fédéraux, nouveau livre de chevet jusqu’au 16/06/2007, date retenue pour la première session des galops organisés à Villotran.

Le 16/06/2007 matin était consacré à la révision générale (idée géniale)

 et l’après-midi à l’épreuve théorique officielle sous l’œil observateur de Madame Doïna CHAUSSONNIERE, juge examinatrice de la FFE.

A notre arrivée, Gérard réunit les participants autour d’une boisson chaude, et demande les difficultés rencontrées ou les éclaircissements nécessaires pour lui permettre de préparer au mieux la matinée. Manifestement les points à revoir étaient nombreux.

Dès huit heures du matin, tout le monde est à l’œuvre sur le terrain et s’agite autour de Gérard et de TEDDY qui se révéleront, une fois de plus, d’une patiente légendaire.

Tout y passa : les connaissances générales et spécifiques, les allures, les parties du corps et les membres, l’anatomie comparée et bien entendu le harnais et la voiture.

Nouveauté du jour, la pose des protections de travail (guêtres, protège-boulets, cloches) et le longeage…

Après une demi-journée (à rallonge) bien chargée mais toujours dans la bonne humeur, la pause était appréciée pour partager un moment de détente et bien entendu, le repas.

En tout début d’après-midi, Madame Doïna CHAUSSONNIERE, juge examinatrice de la FFE est arrivée sur le terrain.

Après une brève présentation des uns et des autres, les choses sérieuses commencèrent…

Thierry et moi (repêchés des épreuves du Championnat) étions les seuls à devoir exécuter une nouvelle reprise de dressage notée par Madame Doïna  CHAUSSONNIERE.

Nous étions en train de garnir BALTHAZAR lorsque le juge surgit de nulle part pour nous interroger (les premiers) en alternance sur la composition du harnais, la description de nos gestes, les explications des différentes phases du garnissage de l’équidé et celles pour mettre l’équidé à la voiture…

Nous avions ensuite un quart d’heure pour échauffer et détendre BALTHAZAR avant de réaliser une reprise de dressage (en alternant le rôle de meneur et celui d’assistant).

BALTHAZAR en voulait autant que nous et tant mieux car nous avons réussi de belles prestations…

Deux autres candidats ont procédé aux opérations de dételage et de dégarnissage de BALTHAZAR tout en répondant aux pertinentes questions ou observations du juge.

Bien entendu, tous les candidats ont été interrogés à tour de rôle, en présence des autres, sur tel point portant sur les connaissances générales ou spécifiques de l’équidé ou de la voiture, voire la manière dont il faut s’y prendre pour arriver à poser les protections de travail, mettre un licol ou la bride, sans oublier l’embarquement (démonstrations pratiques à l’appui).

Tout le programme (galop 4) a été abordé, sans oublier le longeage (même s’il n’est guère effectué avec nos amis les ânes) et chacun a dû montrer la manière dont il s’y prenait pour réaliser un travail à la longe…

En fin d’après-midi, Madame Doïna CHAUSSONNIERE a proclamé ses résultats et commenté ses notations. En fait, elle a décerné des « Galops » 2, ou 3 ou 4.

Certains ont été déçus et d’autres heureux d’avoir si bien réussi…

Un simple constat : aucun candidat n’a été recalé et les différences se sont faites sur des détails, ou des mauvaises habitudes (prises en « solo ») ou tout simplement à cause du stress.

Ceci démontre d’une part un enseignement et des conseils de qualité de la part de notre Président ainsi que le sérieux de la préparation et des candidats.

Madame Doïna  CHAUSSONNIERE, sympathique pédagogue, n’a pas ménagé ses observations, explications et commentaires. Elle a rappelé à maintes reprises les règles générales de sécurité indispensables, et celles spécifiques liées à l’attelage.

Le bilan de cette journée est plutôt positif.

La matinée de préparation, indispensable, nous a permis à tous de faire le point sur nos connaissances, de combler les quelques lacunes encore existantes, et d’effectuer les bons gestes sous le contrôle de Gérard, et tout ceci dans la bonne humeur habituelle.

Certains (ils se reconnaîtront), plus expérimentés que d’autres, n’ont pas hésité à faire partager spontanément leur expérience et à aider notre Président.

Quelle solidarité et quel état d’esprit chez ANENA ???

Cette matinée nous a rassuré sur nos acquits et a contribué à limiter l’appréhension avant les épreuves (et l’inconnu) de l’après-midi (les blagues n’ont pas manqué. Merci aux comiques).

Le 16/06/2007 après-midi était une grande première à ANENA…Pour la première fois, les épreuves officielles de la « FFE » des galops d’attelage sur le terrain de Villotran avec les résultats honorables.

« Chapeau » Gérard pour avoir osé d’entreprendre un tel projet.

Cette journée restera gravée comme un évènement et un excellent souvenir pour l’association et les pionniers (Anne PASQUET, Béatrice LAFLANDRE, Jean-Pierre ASLINE, Franck CARDON, Yannick JUBAULT, Michel MEYER, André POLET, Thierry SELLIER, Laurent THEULIER).

Laurent THEULIER

 

Salency le 29/10/2007

                                    Monsieur et Cher Gérard,

                                   Je prends enfin, le temps de prendre la plume pour vous faire, comme promis ,un petit bilan du week-end du 6 et 7 octobre passé à Villotran avec vous, Laurent, Balthazar, Teddy et les autres !. Je n'oublies pas bien sûr"votre"Cloclo" si accueillante et si fine cuisinière ! 

                       Je croyais tout savoir avant de venir chez vous. Je ne savais rien, en fait de l'âne, de ses soins, du garnissage  et de l'attelage. Je suis reparti avec plein de bonnes choses dans la tête. Mai le plus dur reste à faire! 

Depuis, je mets en application ce que vous nous avez si professionnellement appris. Cela commence à porter ses fruits!  

                         En tout cas, je ne suis pas prêt d'oublier ce week-end qui, fut parfaitement organisé, dans la bonne humeur et dans un esprit de famille dont vous étiez le papa!

Difficile de faire plus complet en un seul week-end!                                                                

                         J'espère bientôt  pouvoir atteler Candy (mon ânesse) et d'ainsi  connaître les joies de l'attelage. Le peu que j'ai pu mener à Villotran m'a plu et je suis impatient de pouvoir parcourir les chemins de mon village! 

                         Je suis sûr que nous nous reverrons bientôt. En attendant, laissez moi vous dire

que votre réputation est à la hauteur de ce que vous faîtes transmettre.

                  Avec mes sincères remerciements.

                                                                               Hervé

Éducation de TINTIN et MILOU à VILLOTRAN (Oise)

Je possède un âne du Cotentin « Milou » et un petit âne noir « Tintin » qui ont respectivement 3 ans et demi et 4 ans.

Ils sont arrivés chez moi très jeunes et aidé de quelques livres spécialisés, j’ai attelé l’un et l’autre sans obtenir de résultats convainquant ; j’avais du mal à les arrêter et j’avais beaucoup de mal à les séparer, je ne pouvais pas non plus les faire monter dans le van etc………

Au printemps dernier, j’étais allé avec mes 2 amis à une fête de l’âne dans le Nord.

L’après-midi, il y avait un concours Âne en main, qui consiste à faire passer son âne dans différents obstacles. Le matin, je me suis entraîné avec le plus hardi et n’ai malheureusement passé que 4 obstacles sur 16.

Un des organisateurs s’était alors proposé de m’aider, mais lors du concours plus personne.

Seul avec « Milou » sur la ligne de départ, me voyant désemparé, le juge appelle un homme qui passait par là :

- « Gérard peux-tu aider Monsieur ? »

- « J’arrive » répondit-il.

Rien qu’avec les conseils et encouragements de cet homme, 14 obstacles furent franchis.

« Mais qui êtes-vous donc Monsieur ? ? ?»

J’avais rencontré Gérard Martin et plus tard son association « ANENA ».

Je suis d’abord allé en stage 2 jours chez « ANENA » à Villotran et accompagné de 9 autres stagiaires nous avons appris à panser, garnir, atteler et mener l’attelage avec « Teddy » et « Balthazar », les ânes de Gérard.

Je me suis aperçu que durant l’éducation des mes ânes, j’avais commis beaucoup d’erreurs.

Je profite au passage pour remercier Isabelle et Laurent, monitrice et moniteur de ce stage, pour leur patience et leur gentillesse.

Quand j’ai parlé à Gérard de ma difficulté à séparer mes ânes et de mon désir d’attelage en paire, il m’a aussitôt proposé un stage d’une semaine, accompagné de mon épouse, et cette fois avec mes propres ânes et ma voiture. Nous avons donc prit date pour la semaine du 13 au 19 novembre 2006.

La première journée fût insupportable, mes ânes avaient pris de mauvaises habitudes et Gérard s’était évertué à les remettre dans le droit chemin n’hésitant pas à utiliser le fouet.

- « Le fouet,  Ha quelle horreur, mais que fait donc ce type, à frapper mes pauvres bêtes, eux qui n’ont jamais eu auparavant le moindre coup de la main de l’homme », j’étais désemparé.

Le lendemain, je m’apercevais bien vite que chaque coup de fouet était suivi de gestes et de paroles gentils rassurant les bêtes et que chaque haussement de ton était suivi de paroles douces ; les ânes devenaient dociles et petit à petit Gérard parvenait à les mettre en confiance.

photo de Benoît TREDEZ

Les jours suivants, m’apprirent que même avec des ânes qui marchent très bien, rien n’est gagné, le meneur doit être bon et c’est cela le plus difficile.

Lors de l’attelage : être le patron et plus le copain, bien mener sans faire de mal aux ânes, mais dans tous les cas rester ferme pour obtenir des bêtes ce que l’on attend d’elles. « Une main ferme dans un gant de velour »

C’est certainement ce qui est le plus difficile, et maintenant le but à atteindre.

Les Ânes montent dans le van sans difficulté.

Le samedi qui suivit le stage, j’ai garni et attelé mes compagnons et nous sommes allé faire notre petit tour hebdomadaire, accompagné d’un ami, et oui nous ne rêvions pas, nos ânes étaient attelés en paire, mon pote n’en croyait pas ses yeux. Au début un peu nerveux et surtout content de sortir, puis ensuite docile et obéissant, au pas, au trot, au pas, au galop, droite, gauche, ho, hue etc…….Magique !!! MERCI Gérard, MERCI.

Aujourd’hui, si je pouvais donner conseil à quelqu’un qui voudrait avoir un âne avant toute chose, c’est de rencontrer Gérard Martin, l’homme qui ne parle pas seulement à l’oreille des ânes mais surtout qui sait écouter et parler à l’oreille des meneurs.

Si mon histoire te paraît un peu longue, n’hésite pas à retirer certains paragraphes qui te paraîtraient superflus.

Le style n’y est peut-être pas mais j’ai laissé parler le bonhomme.

Philippe PASBECQ

 

Stage 29 et 30 Octobre 2005

C’EST BIEN TEDDY ! C’EST BIEN BRAVO !

Pour un homme des Pyrénées débarquer dans l’Oise un beau matin de novembre après un voyage de plus 1000km ce n’est pas rien et ce ne peut être que l’amour ou la passion qui peuvent faire un tel déplacement !

Et ci cela était dû aux deux !

En fait c’est bien le cas car éleveur d’ânes des Pyrénées depuis bientôt 8 années il me faut bien avoir une passion et l’amour de ces animaux extraordinaires pour aller chercher si loin l’enseignement nécessaire à parfaire l’éducation de mes ânes pour enfin les atteler dignement et leur offrir toutes les joies possibles en eux de promener leur maître et amis .

Plusieurs tentatives d’attelages furent menées avant que je ne puisse suivre avec beaucoup d’intérêts les conseils de GERARD ; Conseils et démonstrations oh combien nécessaires et efficaces pour éviter quelques mauvaises habitudes qui auraient pu être catastrophiques à l ‘avenir tant pour l’animal que pour le meneur et bien entendu pour les passagers éventuels.

C’est avec un petit verre de café bien chaud que me reçoit Gérard au petit matin après avoir été gentiment hébergé la nuit précédente chez madame et monsieur MASURIER. Au passage grande satisfaction de rencontrer cette famille du cru et de pouvoir tout autant échanger anecdotes et connaissances du terroir durant ces quelques jours qui seront toujours jugés bien trop bref lorsqu’ils sont aussi enrichissants..

Au matin sans brume et ce durant les trois jours nous allions faire connaissance avec TEDDY et BALTHAZAR et déceler en eux les multiples facettes de deux ânes tout aussi sympathiques que leur maître ; qui dit que les animaux ne déteignent pas sur les hommes ! ou peut être s’agit’il du contraire. En tout état de cause avec chacun nos différences nos appréhensions et nos connaissances de l’âne nous allions former une équipe fort soudée et bien sympathique durant ces trois jours pour repartir bien solides et déterminés à mieux maîtriser notre âne.

Avec une patience à l’image de celle qu’il faut avoir avec nos amis équins nous avons pu enfin savourer dès le 2ème jour le plaisir de tenter un petit tour de piste avec Teddy ou Balthazar maîtrisés à merveille par nos commandements dignement lancés à l’un et à l’autre. Quelle joie et que de progrès, mais qu’elle patience de Gérard , et cela à été très bénéfique..

Voilà même que l’après midi du 2ème jour nous allions tenter une balade en forêt avec des attelages dignes du plus parfait concours en championnat de France (heum presque ) Mais quel régal de sentir ainsi l’animal répondre aux ordres et rappel du meneur et de découvrir la campagne de l’Oise où les parfums d’automne laissaient encore planer un air de vacances.

Un grand merci à Gérard qui malgré l’heure tardive le dimanche à tenu à m’offrir un petit supplément d’initiation au bât à l’intérieur alors que j’allais devoir quitter cette sympathique équipe pour prendre le train et traverser en une nuit complète toute la France pour rejoindre les Pyrénées.

Mais je repartais avec des sons et des images plein la tête.

Les sons étaient des mots tantôt doux tantôt autoritaires, mais toujours justes tout autant à l’égard des ânes que de leurs élèves, et les images seront celles de toutes les démonstration en temps réel et en situation d’attelages nécessaires à bien enregistrer tous les rouages d’une bonne pratique de l’attelage.

J’étais enchanté et ravis d’avoir enfin en main tous les atouts qui allaient ma permettre d’atteler COQUETTE mon ânesse de 4 ans ( Pyrénées gasconne ) chose qui fût faite avec succès dès mon retour. Si vous passez dans la région du Comminges pas très loin de Luchon dans le midi n’hésitez pas à venir rendre une visite de courtoisie à mes 4 ânesses et leur mâle entier CIGALON qui se fera un réel plaisir de vous saluer bruyamment réclamant par ailleurs un gros câlin .

Eh oui c’est cela l’amour des ânes pour leur maître et comme la passion n’a pas de limite ! !

C’est bien ! c’est bien ! continue GERARD de transmettre toutes ces valeurs dont la cause est digne de figurer dans les luttes providentielle de protection et de conservation du patrimoine ou l’homme à tant à apprendre de l’animal.

Sincères amitiés à tous les participants de ce stage CLAUDE

 

Stage des 1er et 2 août 2005

« Donne à Gérard »

C’est la phrase que nous avons le plus retenu et qui nous a, de suite, servi à se faire respecter par Fanlabise, notre âne du Poitou. Nous avons aussi gardé cette intensité de voix douce et agréable à toutes les oreilles, et c’est dans la joie que nous avons eu la chance de réaliser ce stage. A notre retour, les premiers essais avec Fanlabise nous ont apportés le plus grand bonheur à nous, ainsi qu’à Fanlabise qui remarque qu’on s’occupe enfin plus sérieusement de lui. De plus, j’ai acheté une selle légère et je me suis régalé en le montant. Maintenant Fanlabise réclame des ballades plus lointaines. Grâce à toi, Salomé a repris pratiquement sa confiance et s’amuse à nouveau avec les chevaux et, bien sûr, les ânes. Grâce à toi également, Maman reconnaît enfin que l’intelligence de l’âne est supérieure à celle du cheval. Papa est toujours à la recherche d’un copain alsacien pour Fanlabise et Babilou, notre mâle. Bref, nous te remercions, toi et Claudette bien sûr, pour ces agréables journées, gargantuesques repas compris, aidés par le beau temps, le paysage, et le dépaysement total. Evidemment, nous n’avons pas oublié Teddy, Balthazar et Wanda et nous nous réjouissons à l’idée de les revoir bientôt.

Salut ,Célestin, 14 ans,Adhérent n° 387

Fanlabise et moi

 

STAGE des 29 et 30 octobre 2005

Compte rendu :De Marie-Danielle et Jackie PENISSON

Nous sommes en l'an 2005 ou tout est basé sur l'appât du gain, la convoitise, le racisme, le besoin d'obtenir tout le confort que les nouvelles technologies nous proposent....et

soudain, nous nous rendons compte qu'il existe encore des hommes qui prennent la Vie tout

simplement grâce à pleins de petits bonheurs que beaucoup ont oubliés:Se promener en contemplant la nature, choyer sa femme et son foyer, garder l'humilité, rêver de petit instants

que chaque jour apporte, aimer ses animaux et particulièrement les ânes.....

C'est ce que nous avons trouvé en Gérard Martin........

Pris dans ce système que la vie nous a imposé pendant plus de 40 ans mai souhaitant

également nous ressourcer auprès de bonheurs simples, nous avons, nous aussi, un âne....

Toutefois, nous étions persuadés que nous réussirions pas à profiter de cet animal au caractère fort au point de ne pouvoir l'approcher...... sauf pour lui donner ses repas. C'est alors que nous avons demandé à Gérard de venir voir notre ânesse"Jamaïque"

En 3 heures de temps, il a su l'approcher en lui parlant parfois doucement, parfois

autoritairement(car malgré tout, n'oublions pas que nous devons être, comme il le dit "le Patron"),lui passer le licol et la bride, lui faire comprendre le"hu " et le "ho" et la calmer avec son mot préféré"Holà..Holà".Nous n'en revenions pas....

Beaucoup plus confiants, nous sommes partis pour deux jours de stage fin Octobre.

Pendant cette période, nous avons ressenti un bien être et rêver nous aussi qu'un jour nous pourrions réaliser les prouesses que Gérard réussit avec ses ânes "Teddy" et Balthazar".

Le midi, toute l'équipe s'est retrouvée autour d'une table familiale à la ferme voisine.

Là aussi nous avons fait la connaissance d'une femme d'une gentillesse naturelle qui nous a concocté les repas avec ses produits.

Le souvenir de ces 2 jours restera présent grâce aux photos que tu nous a remises en fin de stage.

Nous t'avons connu par le "bouche à oreille" et notre souhait est que beaucoup te

découvrent.

Merci Gérard de cette leçon qui rappelle que le bonheur est dans le pré.

A bientôt car nous sommes maintenant de férus adhérents de ton association à qui

nous souhaitons longue vie...

STAGE des 9 et 10 août 2005

Bonjour,

Comme promis à Gérard, voici avec un peu de retard notre petit résumé sur notre stage d'août 2005. Non pas que cela m'embêtait d'écrire ce petit mot mais surtout je ne savais pas comment m'y prendre ni par quel bout commencer....

Enfin je vais essayer de tout mettre en essayant de ne pas raser ceux qui me liront.

Nous avons donc suivi en août, le stage d'initiation à l'attelage à l'ANENA , car nous souhaitons atteler notre âne – Espoir ,un hongre de 13 ans- par ailleurs acheté avec les conseils et l'œil expert de Gérard. Le Gamin (l'âne), « un bon gars » comme dirait Gérard, a par ailleurs été éduqué par ce dernier. L'éducation parfaite de notre bourrique laisse par ailleurs supposer des qualités de son éducateur.. .

Enfin, j'arrête là avec notre âne car il faut savoir que le stage ne s'effectue pas avec votre âne, mais avec Teddy et Balthazar. En fait, une fois que vous avez fait les pires erreurs avec les 2 lascars, qui subissent vos balbutiements de meneur néophyte, vous pouvez revenir pour un cours particulier avec votre propre bestiole.

Nous voici donc , toute la petite famille, une collègue de travail de ma femme et sa fille, studieusement assis dans le local d'entraînement. Avec Laurent autre maître de stage qui à rejoint Gérard, nous débutons le stage. Education , soin, théorie puis simulateur, jusque là tout est facile. Mis à part les dizaines de mots nouveaux qu'il faut assimiler, l'apprentissage est d'autant plus aisé que les 2 boules de pétanques accrochées au rênes, (aux guides pardon), sont bien obéissantes à nos ordres: droite, gauche, avance , HOO ! Pas la moindre protestation de la part des boulets, parfait!

Il nous reste à savoir si Teddy ou Balthazar feront preuve dans l'après-midi d'autant de stoïcisme que nos boules de pétanque.

En attendant, à table ! Est-il encore nécessaire de préciser que Claudette « Cloclo » est un cordon bleu ? Les lettres des stagiaires précédents se sont largement chargées de la féliciter, nous ne pouvons que nous joindre à leurs éloges. Quelques verres de bordeaux réduiront l' appréhension de complètement rater, cet après-midi, l'habillage du cobaye aux longues oreilles.

En fait Teddy se prêtera de bon grès à nos séances d'essayage et obéira sans broncher à nos premiers ordres de meneurs. « Un bon gars ce Teddy , il est capable! »

En fin de journée, notre objectif était déjà en grande partie atteint. Nous connaissions les principaux termes d'attelage, savions garnir l'animal, le faire avancer, tourner et s'arrêter. Nous avions non seulement appris les manip à faire mais plus important que tout , celles à ne pas faire ! La sécurité étant un des fils conducteurs du stage, le stagiaire termine sa journée rassuré et en confiance pour le lendemain. Nous sommes un peu fatigués aussi.

Ce n'est pas le genre de stage qui fait du 9 h – 12h - 14h -17h avec 4 pauses café , que nenni! ( n'hennit c'est pour les chevaux il faut plutôt dire braire pour les ânes)

Le lendemain, nous mettons une nouvelle fois en pratique nos acquis de la veille. Cette fois, le professeur Gérard reste légèrement en retrait et nous laisse officier seuls. Habillage, réglage attelage tout y passe. Gérard se contente, il faut dire qu'il y a du boulot, de nous dire ce qui ne va pas dans nos gestes. Il nous explique le pourquoi et le comment des réglages et des gestes à avoir. C'est très formateur. Je me demande d'ailleurs comment est-il possible d'atteler un âne sans suivre ce stage? Je n'ose même pas m'imaginer en train de passer le bout de truc dans le machin en cuir qui pend du bidule... Mais que dire des pauvres ânes, qui ont à subir les sévices d'un harnais mal réglé ou les mauvaises instructions d'un meneur ignorant?

Cette fois, les deux bourriques sont réquisitionnées et chacun peut s'essayer à mener l'une et l'autre. Sensations et impressions différentes garanties! Parcours et gymkhana à gogos, pas, trot, galop et voici la matinée passée. Mine de rien ça file aussi un bourricot !

La pause déjeuner est comme hier: parfaite! Je me demande bien, en cas de contrôle de gendarmerie, si l'alcool-test serait pour l'âne ou pour moi. Vu qu'un âne n'a pas de permis, donc pas de points et que normalement c'est moi qui conduit... En fait quel peut bien être le risque avec + de 0,5 g d'alcool par litre de sang à conduire un âne ? Je suis à peu près certain que plus votre taux d'alcool monte, plus c'est l'âne qui vous conduit. Donc finalement c'est bien lui qui doit souffler (cqfd)

L'après-midi sera donc agréable. Balade et conseils pratiques tant sur la sécurité que sur l'art de mener correctement son Cadichon.

La fin du stage sera marquée par une démonstration de ce qu'il ne faut pas faire, le tout illustré par une vidéo des débuts de Gérard Martin en compétition. Quelqu'un qui ose montrer et reconnaître ses erreurs, alors que d'aucuns se seraient bien gardé d'en faire état, ne peut être qu'un bon professeur. Gérard parle avec l'expérience et surtout vous en fait profiter, avec l'envie de vous transmettre son savoir.

Pour ce qui est de l'approche de l'âne la méthode de Gérard, et donc de l'ANENA, se rapproche de celle employée chez les chevaux en équitation éthologique par les « chuchoteurs » , la méthode « Pat Parelli » pour les americanophones , ou encore la méthode « Elisabeth de corbigny » pour les francophones. Sur de nombreux points les méthodes se rejoignent et l'idéal serait que l'ANENA permette à ses formateurs de découvrir plus avant cette révolution qui arrive dans l'éducation équine.

ça ne m'étonnerait pas que Gérard, constamment à votre écoute, n'ait pas depuis notre passage une idée de ce genre qui lui trotte en tête...

Enfin cette méthode nous plaît, car elle respecte l'animal qui va vous rendre au centuple le travail et la confiance que vous lui apportez.

Nous nous sommes donc quittés enchantés d'avoir suivi ces 2 jours sympathiques et extrêmement formateurs. Le stage niveau 2 quand on aura notre attelage? On y pense déjà, mais comme le dit si bien Gérard chaque chose en son temps!

J'en profite enfin pour adresser un grand merci, à Gérard et Laurent de la part d'Anne-Sophie, notre fille handicapé physique, à qui ils ont permis et facilité l'accès aux exercices du stage. Je n'en avais pas parlé jusqu'à présent parce qu'il n'y avait pas lieu d'aborder ce que Laurent et Gérard on toujours traiter dans la mesure du possible comme la normalité. Encore merci.

P.S. Depuis le stage, nous avons effectué la journée de prise en main / entraînement à l'ANENA. Tout c'est très bien passé, et promis Gérard ,je vais essayer d'être plus ferme avec ma bourrique. C'est sûr je vais lui montrer que c'est moi le maître... Mais elle est si gentille ma bestiole .... « un bon gars! »comme tu dis.

Michel.

   

Stage 26 et 27 Février 2005 à Villotran

Mon épouse Cosita et moi, nous nous sommes décidés de participer au stage d’attelage chez ANENA, pour quatre raisons :

1)   Le 27 février est l’anniversaire de Cosita, j’ai voulu lui offrir quelque chose de spécial.

2)   Nous adorons l’attelage.

3)  Nous ne connaissions rien aux ânes, mais ces bêtes nous plaisent.

4) Le professionnalisme de Gérard, lors de la demande d’informations préalables.

Sans vouloir entrer dans les détails du déroulement du stage, nous tenons néanmoins à résumer notre expérience vécue.Le stage en question nous a comblé à plusieurs égards.

Nous avons été impressionné par la passion que les animateurs (Gérard, Laurent et Sonia) vouent à cet animal extraordinaire. Nous avons appris, grâce à ces passionnés, à connaître et à respecter les ânes et à oublier nos préjugés (un âne n’est pas un cheval miniature !). Ils nous exposaient en long et en large tout mais absolument tout ce qu’un novice devrait savoir. Ils traitaient des thèmes comme la nourriture, le vocabulaire, les soins des pieds, l’éducation, les techniques d’attelage, la dentition, la bride et j’en passe.

Tout thème était illustré par un animateur et aussitôt mis en pratique par les stagiaires. En tant qu’enseignant, je les remercie de ne nous avoir pas bombardé de théorie !

Aucune question d’un stagiaire, et nous en avions bon nombre, n’est resté sans réponse. Toute explication était faite en un français compréhensible !

Nous tenons à souligner la gentillesse et la sympathie de l’ensemble des participants, ce qui nous a réchauffé nos cœurs, même si le thermomètre affichait des -9°C. Les deux jours se sont passés dans la bonne humeur. Et c’est surtout lors de l’apprentissage du « HO » que nous avons piqué les meilleurs fou rires. (génial !)

Nous nous sommes régalé des plats de Cloclo et du vin de Gérard, qui nous ont si aimablement invités dans leur véranda pour les repas de midi.

Nous avons failli oublier les vedettes, Balthazar, Teddy et Nico qui ont fait preuve d’un calme et d’une gentillesse incroyable, car il faut savoir qu’ils se sont fait tripoté à longueur de journée par des dizaines de mains inconnues. Ils ont dus endurer ordres et contre-ordres à répétition.

Toutes ses expériences qu’elles soient animalières, techniques mais aussi humaines, nous ont incitées à de participer à un prochain stage.

Un grand merci à tout le groupe.

Merci Cloclo,Merci Gérard.

Cosita & Georges, Luxembourg

 

Stage du 26 et 27 février 2005 

C’est un stage d’éducation et d’initiation à l’attelage , les formateurs sont Gérard MARTIN et Laurent THEULIER et n’étaient pas de trop 2 « animateurs » Didier et moi-même. Deux journées de rêve, si on aime la neige et le froid sibérien…et les Ânes…

Le samedi 26 février

La première péripétie était d’arriver à VILLOTRAN, en ayant contourné les congères et évité les dérapages sur les routes enneigées. Pourtant, à deux près, tout le monde était à l’appel à 8 heures 30, pour le café de bienvenue.

Après avoir fait un tour de table et pris note des attentes quant à ce stage Gérard est ravi de constater que c’est exactement le programme qu’il avait prévu : Education de l’âne, son alimentation, ses soins et l’initiation à l’attelage. En effet, il semblerait que chacun des stagiaires nourrisse le rêve d’atteler sa bête pour faire des ballades, voire participer aux concours.

Dans une ambiance fort chaleureuse, l’équipe se met au travail. Pour des raisons organisationnelles, la première partie est consacrée au harnachement de l’équidé ; c’est le plus fastidieux, compte-tenu des nombreuses pièces qui constituent le harnais :Laurent décline le nom de chaque pièce et explique son utilité, Didier et moi « faisons l’âne » et servons de mannequin pour y disposer le harnais, ça ne nous va pas si mal, manquent les oreilles !

La deuxième partie de la matinée sera réservée au « simulateur » de menage :en rang d’oignons nos stagiaires, assis sur un banc face à un mûr aménagé (deux guides prolongées de boules de pétanques ou de fers à cheval, fabrication maison très efficace) s’entraînent à simuler les mouvements d’appel à droite ou à gauche, une fois la « position de base » le « carré » et la « reprise de guides » assimilée.

Il est déjà 12 heures 30, c’est l’heure du repas. On aurait envie de dire –le meilleur moment de la journée ! -. L’accueil par la maîtresse de maison est toujours aussi chaleureux et sa cuisine un vrai régal d’authenticité et de générosité. Gérard peut compter sur sa Cloclo, son épouse, pour réchauffer le cœur et les os transis de froid de ses nombreux convives. Il fait meilleur ici que dehors !!!Rapidement, un joyeux brouhaha couvre le repas et chacun y va de son histoire d’âne. C’est là qu’on s’aperçoit qu’on ne s’est pas trompé. On est dans le bon stage, au bon endroit, avec des gens qui ont la même passion. C’est super !

14 heures : c’est reparti. Gérard nous présente TEDDY et BALTAZAR, ses ânes qui sont rompus depuis des années aux stages et aux groupes de stagiaires.

On les panse, on les pare et on les habille…Des milliers de questions fusent à tous propos.Les harnais sont installés sur les équidés, les voitures attelées, et voilà les deux équipes parties pour les premiers tours dans le domaine d’ANENA. L’après-midi est vite passée, malgré la neige et le froid. Tout le monde était ravi de mener ces attelages sans quasiment de difficultés. TEDDY et BALTAZAR sont parfaits.

Gérard rappelle que l’éducation sera le sujet de demain matin et libère tout sont petit monde vers 19 heures.

Dimanche 27 février

Encore plus compliqué que la veille pour atteindre VILLOTRAN, la neige n’a pas cessé de tomber et les congères sur les bords de la route sont impressionnantes. Bref, tout le monde est fidèle au rendez-vous et après un bon café-brioches le travail reprend.

Un premier exercice de révision sur le harnais et on rend les copies s’il vous plait !!!

Ensuite, Gérard attaque la partie « éducation » :

TEDDY est à nouveau convié à la barre, il mime avec excellence l’âne non éduqué. Il se prête au jeu des rudiments de l’éducation et accepte, non sans un regard étonné quand son maître le félicite bruyamment après avoir donné un pied ou montrer les dents… « c’est bien TEDDY c’est très très bien »…il fait ça depuis plus de 20 ans le TEDDY ???

Il en est de même lorsque Gérard passe au « Hue » et au « Ho », TEDDY joue le rôle du parfait débutant, surtout quand son maître vient se jeter à genou devant lui pour lui apprendre le « Ho », il est à nouveau félicité vigoureusement comme s’il avait fait quelque chose d’extraordinaire ! Le groupe s’en amuse mais Gérard en profite pour expliquer que ce n’est pas du folklore, les remerciements sont d’une importance capitale, l’âne a besoin de savoir qu’il fait bien et qu’il fait plaisir à son maître.

Après cette démonstration, Gérard laisse libre cours aux questions ou témoignages des participants ; Il écoute chacun et ne tarie pas de conseils. La matinée se termine ainsi vers 12 heures 30 et nous sommes tous heureux de nous retrouver autour de la table où, encore une fois, Cloclo a fait des merveilles.

Georges le « luxembourgeois », un des stagiaires, a apporté du vin de son pays pour trinquer tous en chœur à l’anniversaire de Cosita son épouse. Après avoir lever nos verres et déguster avec plaisir ce Riesling du Luxembourg, les conversations ont repris bon train.

14 heures, on est reparti sur le terrain pour passer l’après-midi en attelage.

Un nouvel arrivant nous est présenté : NICO, l’âne de Laurent. Un gamin difficile comme on dit, mais qui a bien changé après une sérieuse reprise en mains. Laurent nous a expliqué les erreurs qu’il avait faites au début : trop de jeu, trop de connivence, pas assez d’autorité. Chacun s’est plus ou moins reconnu dans ce schéma classique. Comment faire quand on reçoit un ânon de quelques mois chez soit, qu’il ressemble à une peluche et qui ne demande qu’à jouer avec vous ?

Gérard nous a bien démontré qu’amour et fermeté n’étaient pas incompatibles, l’homme doit rester le dominant et l’âne doit respecter l’homme !!!

 

L’après-midi s’est déroulée sur le terrain, avec trois attelages qui tournaient sous la neige et le vent, rien n’aurait pu arrêter les stagiaires qui manifestement en voulaient autant que les équidés.

19 heures, tout le monde est reparti fourbu mais heureux et impatient de mettre en pratique ce qu’il avait appris courrant ces deux jours bien remplis de leçons mais aussi de vécu et de concret.

 

Je pense que Gérard aussi était heureux.

                                                                 Formateur:Laurent THEULIER

                                                                Animateurs: Sonja et Didier DORBES

 

ÂNÈNA  Gérard MARTIN                       JOUAN Jean Pierre

Le 12 Janvier 2005

Chers Amis, Chers Compagnons des Ânes,

A vous, je ne viendrai pas vous Conter

L'histoire de la maison de "Tartarin, ni de sa magie de son jardin, dont le monde la connaît plus ou moins bien, mais de "plutôt de la magie de l'amour d'un P'tit homme que mon Cœur Connaît bien-naturellement il la appelé.

<<son P'tit Ânonnier martin>>

Je pourrais presque vous parler de lui en Poésie, il est à lui seul*une Poésie*.je dirais " d'Amitié" Pourquoi?.parce que. par lui, avec lui, quel que soit notre problème que nous rencontrons avec notre Compagnon, il sait "notre P'tit Ânonnier , nous aider, pour cela il suffit d'un courrier, d'un appel, mais mieux d'une visite avec notre Ami. Et là !devant nous, nous avons un "P'tit homme "Sympathique à notre écoute, à l'écoute de notre Ami. d'un seul regard de tendresse. L'Âne écoutera les mots dit de la douceur d'une musique de lui. et en un rien de temps .Le problème il n'y aura plus, rien il sera bien loin...

"Le P'tit ânonnier martin",vous donnera aussi. Comme il donne à nous tous, tout au long de la journée. malgré sa fatigue quelque fois pesante. un sourire dans un visage radieux: Confiant ,amical et toujours son savoir à nos questions. Sans Compter que vous aurez"le midi, une table conviviale. Comme le soir chez Annick Masurier , un lit confortable, et une nuit fait de rêves "Vacancier" parce que ce week-end là ne sera fait que de joies entres amis. Alors ! vous vous sentirez;vraiment en vacances. J'ai vécu ce week-end trop;trop court hélas! je vous le dis, vous le vivrez si vous faites le chemin pour le rencontrer. Ça ne vous coûte rien par ce qu'il donne à chacun, de nous * Un sac d'or * dans nos mains dés notre arrivée rempli de son amitié et de sa richesse de son savoir dans les ânes, son Cœur

est le même que le cœur de l'âne, il donne sans conditions.

Vous ferez le retour riche;l'âne en confiance avec vous;à vous les belles ballades avec lui.

Après cette rencontre 'votre séjour chez Gérard . L'âne heureux portera pour vous, sur son dos vos provisions, votre tente pour la nuit. Pas besoin d'aller loin. L'âne et la nature ne font qu'un.Pour nous donner en un seul mot*de vrais Vacances*

En un mot encore <<L'amitié n'a pas de distance:

Votre ami Gérard est tout prés>>

Nous avons nous même un âne de 4 ans .Je vous le présente il s'appel "Diamant"son copain un poney"Bijou"

Je profite en cette nouvelle année 2005; Pour vous souhaiter une bonne santé. Une année satisfaisante en tout point. Et si vous me lisez dans le journal de Gérard, Si vous n'avez pas encore un âne à dorloter achetez, en un vite

C'est un * Doudou d'Amour*

A vous mon ami Gérard

A bientôt de vous revoir avec joie

Jean-Pierre et son épouse Lulu ainsi que Diamant et Bijou

  Compte-rendu de stage du 13 et 14 novembre 2004

Cher Gérard, Chers adhérents d'ANENA

Comme sollicité, voici un"petit" compte rendu d'une stagiaire du "Grand Nord"

Plutôt que de faire un bilan de ce stage, je préfère relater dans cette lettre quelques bons souvenirs de ce week-end encore tout récent.

Que des bons souvenirs car ce stage fut rondement bien mené par Gérard!

-Accueil parfait chez Annick:toutes mes excuses pour mon arrivée très tardive vendredi soir!

cuisine excellente... bonne chance et succès aux jeunes meneurs!

-Je souhaitai apprendre les bases de l'attelage- âne; et ce week-end m'a donné de "l'assurance"

dans ce domaine et surtout envie de pratiquer l'attelage avec mes ânes!les cours théoriques très bien préparés, furent très instructif. J'ai appris qu'il faut de la méthode, de la rigueur, mais que l'on peu quand même bien s'amuser en attelage. Ouf!le travail en simulation est assez"rigolo",et plutôt déroutant(pour une ancienne cavalière):

Gérard est très accueillant et sait mettre les gens" à l'aise".Il n'hésite pas à nous encourager, alors que nous faisons des erreurs!cela m'a rassuré, car j'avais connu une expérience quelque peu"guindée de l'attelage- âne...-J'aurai aimer faire une promenade en attelage, mais le cours sur l'éducation de l'âne était plus important! en définitive, le week-end a passé trop vite.

-Toutes mes félicitations aussi à l'épouse de Gérard, très discrète, mais efficace pour nous préparer une excellente cuisine. -Une seule critique:il fait un peu froid à Villotran, mais cela ne me change guère du temps du Nord, plutôt humide et l'asso  ANENA est très prévenante avec ses stagiaires, car elle pense même du chauffage et à nous offrir du chocolat, café....pour nous réconforter de nos efforts....Je n'ai pas encore eu le temps de mettre en pratique ce que j'ai appris ce week-end, mais le ferai dés que j'aurai un peu plus de temps!Cependant, depuis lundi, je ne suis plus avare en compliments que j'adresse à mes ânes("c'est bien",c'est très bien",avec l'intonation!),et paroles rassurantes (oh là...).....à suivre....et j'espère bien que Gérard m'aidera pour mes deux Grands Noirs Picolo et Saxo!

A bientôt ,peut-être avec Charles(notre fils de 11 ans) et Marc (mon mari) que j'aimerai bien emmener à l'attelage...

J'oubliai:plein de bises à Teddy et Balthazar, qui nous ont supportés pendant deux jours, et qui furent remarquablement patients, malgré nos maladresses.

Amitiés, Béatrice . La Flânerie d'Esquelbecq 2,Grande Place 59470 ESQUELBECQ

Tél: 03.28.65.71.61 Port: 06.77.73.62.03

VILLOTRAN (OISE) : 5eme CHAMPIONNAT DE FRANCE

D’ATTELAGE D’ANES : 24 et 25 AVRIL 2004

Comme chaque année, au dernier week-end d’avril, l’association ANENA ( Ane Ecole Nature Attelage) a organisé le 24 et 25 avril 2004 son 10ème concours d’attelage d’ânes et 5ème Championnat de France. Le concours dont les épreuves étaient étalées sur deux jours, consistait en un parcours de marathon de 6 km avec des dénivelées importantes, 5 obstacles dont un pont, un gué et un obstacle avec une bâche, et une épreuve de maniabilité de 15 portes. Une épreuve de présentation était intégrée dans le marathon. Un des obstacles consistait en une mini reprise de dressage : cercle et diagonale les guides dans une main, reculer, arrêt. Le dernier obstacle était une épreuve de vitesse sans utilisation aucune du fouet, la voix uniquement. La maniabilité était très technique avec des obstacles très rapprochés et de nombreux demi-tours.

44 attelages d’ânes ont participé à ce concours dont deux belges : il y avait 9 paires, 2 attelages à 4 ânes, 1 tandem. Si le niveau des attelages est assez disparate, on constate tous les ans de nets progrès chez les meneurs et chez les ânes. Les premiers concours d’ANENA où les ânes qui trottaient pouvaient se compter sur les doigts d’une seule main, où l’on voyait l’âne suivre docilement l’assistant qui avait mis pied à terre sur le parcours de maniabilité, le meneur à pied aux longues rênes, ou bien cet âne inséparable de son copain poney shetland nous paraissent maintenant bien loin ! Mais il faut un début à tout, et, croyez-moi, il n’est pas si évident de faire comprendre à un âne l’utilité de passer entre des cônes et au trot par-dessus le marché ! Je pense que les personnes qui ont essayé de faire tourner un âne à la longe me comprendront…

Il y a eu une telle transformation , que le fidèle commentateur du concours, ayant vu plusieurs ânes franchir des obstacles du marathon au galop, ne savait plus s’il fallait dire que c’était exceptionnel, ou bien simplement normal. Au dressage, également, des meneurs se sont faits remarquer par la qualité de leur prestation. Enfin la maniabilité permet de montrer au public les différentes étapes dans le dressage d’un âne par la diversité des performances.

Ce public était venu nombreux, le dimanche, et le soleil n’avait pas manqué le rendez-vous : chose rare à cette époque et à VILLOTRAN surnommée« la petite Sibérie ».

Le concours fut remporté par Wilhem GESBERT , toutes catégories confondues, en simple avec HORTENSIA. Il précédait la championne en titre : Florence GLENISSON, venue de Belgique avec ROBERT DE LA PIERRE. Wilhem GESBERT fit une brillante démonstration en tandem également et se plaça 6 ème avec ISIDORE et HORTENSIA. Nicolas SARAVAL champion de France 2002 et PEDRO DU MATHOU montait sur la troisième marche du podium. Nicolas terminait 9ème avec son attelage à quatre ( JOSEPH DU FOU, BOUNTY, GRIBOUILLE , FIFI). Sans vouloir être trop chauvin, il faut encore rappeler que Bilbo, associé en paire avec la courageuse Triumph, a permis à Domy de participer, et elle doit être la seule, pour la dixiéme fois….et avec courtoisie et en toute sérénité.

C’est dans une ambiance chaleureuse et très conviviale que ce sont déroulées ces deux journées grâce à Gérard MARTIN, président et fondateur d’ANENA, les juges officiels d’attelage qui acceptent de venir tous les ans : Paulette BOUTEVIN (national) et Claude HAMELIN ( international).

Si vous aimez les ânes, si vous voulez assister à un concours un peu particulier, animé par des braiments sympathiques, notez sur votre agenda : le dernier week-end d’avril !

Michel

 

10 éme concours d'attelage d'ânes à Villotran(Oise)

5 éme Championnat de France Avril 2004 (44 engagés)

Deux jours à Villotran pour "Liberté" qui pour la 1ére fois quittait sa Manche natale (300kms !!!)

Samedi matin sous un soleil radieux"Liberté"accompagné de René et Nelly se lançait à l'assaut du marathon(inconnu pour notre ânesse) le parcours de 5,800km s'est effectué sans embûches et à une belle allure, quelle bonne surprise.

Samedi après-midi "liberté" ne fut pas effrayé par la bâche et le gué.

Journée de samedi bien remplie, le meneur, le coéquipier et l'ânesse à 17 heure étaient éreintés.

                                              Liberté ânesse de 5ans       

Après une nuit de récupération ,nous avons attaqué le dimanche après-midi la "Maniabilité",liberté très calme"écoutant" attentivement les paroles de rené à serpenté les portes et a effectué son parcours en trottant légèrement mais avec prudence.

Le week-end terminé il fallait à regret regagner le bercail, heureux d'avoir côtoyé des "AMIS D'ÂNES".Merci Gérard de nous avoir sollicité pour participer à notre 1er Championnat de France 2004,qui pour nous, et surtout "Liberté"(principale Vedette)aura été un week-end très agréable.

A l'année prochaine les 23 et 24 Avril 2005!

Nelly et René

9ème concours d’attelage d’ânes et 4ème championnat de France.

 

 

 

 

 

 

Le maintenant traditionnellement rendez-vous du dernier week-end d’avril à Villotran (Oise) s’est déroulé cette année en présence de 46 attelages. Record battu !

Souvenez-vous de la première édition qui avait regroupé 8 attelages ! ANENA a parcouru du chemin depuis. Une partie des meneurs présents a été formée par l’association qui a ensuite attiré à son rendez-vous annuel d’autres attelages d’une grande qualité. Le résultat : 1500 visiteurs cette année qui ont apprécié le spectacle : un menage précis, toute en finesse pour bon nombre d’attelages, et aux dire d’un juge de piste, les meilleurs offraient un spectacle d’une qualité supérieure à ce que l’on rencontre communément dans les concours régionaux pour chevaux…

Le championnat s’est déroulé en trois manches :

1. marathon,2. dressage,3. maniabilité.

On pouvait concourir dans quatre catégories : attelage à un âne, en paire, à la tandem, et à quatre ânes. Mais bien sûr, au dessus des catégories, un classement général déterminait qui serait le nouveau champion de France.

Les hostilités n’ont vraiment démarré qu’en début d’après midi le samedi. Le matin était consacré à la remise des dossiers aux concurrents, à la reconnaissance du marathon, et à l’inspection vétérinaire.

Le marathon : un gué, une phase de vitesse, une série d’obstacles fixes avec des combinaisons de portes à passer pas toujours évidentes, et tout cela effectué avec plus ou moins de bonheur par les différents concurrents!

Les ânes NOUNOURS et PEDRO menés par SARAVAL Nicolas ont mis tout le monde d’accord en remportant ce marathon.

 

 

 

 

 

Le dressage : l’épreuve s’est déroulée le samedi après-midi et le dimanche matin. la reprise de dressage qui consiste à évoluer dans une carrière rectangulaire avec des figures imposées était une reprise des plus classiques pour les amateurs de concours d’attelage. C’est l’épreuve qui requière la meilleure maîtrise de son attelage. Les qualités exigées pour bien réussir une telle épreuve sont la précision dans l’exécution des figures et des changement d’allures nets. La complicité entre l’âne et le meneur est déterminante. Le ou les ânes doivent être attentifs, et le meneur précis dans ses instructions. Là encore, nous avons pu assister à de très belles démonstrations, alors que quelques concurrents découvraient que c’était bien plus compliqué que de simplement passer entre des portes !

Victoire de : des ânes CESAR/BOUNTHY menés par LURAND Philippe

 

 

 

 

 

 

 

La maniabilité : Tout l’après-midi du dimanche lui a été consacré. 46 attelages à faire passer sur un parcours de 13 portes dont il faut à chaque fois modifier l’écartement en fonction de la largeur d’essieux de chaque voiture, ce qui nécessite un rythme soutenu, donc une organisation sans faille. L’objectif : passer les portes matérialisées par des cônes surmontés d’une balle de tennis, sans faire tomber de balles, et tout cela le plus vite possible. La bataille pour monter sur le podium a été âpre. Une balle tombée, et l’espoir de victoire devenait difficile tant les résultats étaient serrés pour démarquer les premiers.

C’est l’équipage mené par LURAND Cathy avec l’âne FIFI du FOU qui a remporté la maniabilité..

 

 

 

 

 

 

 

GLENISSON Florence est repartis avec la coupe de champion de France . Celle-ci sera remise en jeux l’année prochaine, le dernier week-end d’avril, le 24 et le 25.

 

 

 

 

 

Nous vous y donnons rendez-vous à tous meneurs et spectateurs.

Contact : Gérard Martin. tél: 03.44.47.77.43

 

 

Guillaume HUMBERT

 

 

 

 

DEUX JOURS D’INITIATION A L’ATTELAGE EN PAIRE

 

 

 

 

Depuis que Mr JUBAULT Yannick à deux ânes, FANFAN hongre de 4 ans, et IGNASS hongre de 7 ans, ma passion pour les ânes est de plus en plus importante .

J’ai passé deux excellents jours à l’association ANENA (Ane Ecole Nature Attelage)

J’avais déjà appris plein de chose quand nous attelions avec yannick en simple. Mais en paire ,j’ai appris encore plus avec ce merveilleux stage.

Le 1er jour, le matin, nous avons fait de la pratique et l’après midi une grande ballade de 10km

Le 2 éme jour, le matin, nous avons appris a bien panser un âne, et l’après-midi des exercices.

Je remercie encore très fort Mr MARTIN Gérard pour ce stage.

A vous tous, intéressés, je vous conseille d’avoir un âne chez vous, je vous garanti que celui-ci sera la star de votre village, comme cela nous est arrivé.

JULIE

14 ans

 

 

 

Stage attelage en tandem, paire et à quatre du 26 et 27 octobre 2002Présents :Jean Michel, Philippe, Nicolas

I . le pourquoi du comment

J’attèle avec des ânes depuis une petite dizaine d’année en simple et participe à plusieurs manifestations d’attelage. Voici trois ans que j’ai découvert l’association ANENA et participe au concours et à l’assemblée générale.

Lors du premier concours, j’avais eu plaisir à regarder évoluer la team gesbert avec un tandem  et c’est donc tout naturellement que je me suis renseigné sur cet attelage.

C’est un attelage très fin à mener qui procure de grands moments de plaisir mais qui il faut bien l’avouer demande beaucoup d’attention. Pas l’idéal pour detresser après une journée de boulot mais palpitant le week end.

Le tandem, c’est l’attelage de deux ânes l’un devant l’autre. Cette appellation viendrait de Lord Tandem, écuyer du 15 ème siècle. Les anglais utilisaient beaucoup cette manière d’atteler car elle permettait d’emmener un cheval au milieu de la forêt sans qu’il se fatigue avec un cavalier pour ensuite le monter en chasse à cour.

Après m’être renseigné sur les origines, j’ai essayé de comprendre comment atteler et à quoi pouvait servir tous ces bouts de cuir sur les croquis. C’est ensuite que j’ai mis en application après avoir modifié mes harnais de simple. Il est impératif que l’âne de tête , l’âne de volée soit parfaitement dressé, réponde parfaitement à la voix. Pour ce qui est du brancardier, c’est moins important, il ne faut pas qu’il est peur de celui de volée car il s’arrêterait de peur de recevoir un coup de pied. Il est important que les ânes se connaissent bien et d’étudier le dominant, le dominé et de respecter une certaine distance entre eux, c’est à dire la même qu’il respecte en pâture.

Même si mon attelage évoluait assez bien, j’avais envie de revenir à la théorie pour mieux comprendre mes cafouillages.

II le stage

Au détour d’un concours, celui de Maison Laffitte me semble t il, Gérard m’a proposé de m’inscrire à un stage de tandem . J’ai accepté et me suis retrouvé avec deux copains à Villotran. Le début fixé à 8h30, à évolué vers 9h car il est vrai que par50cm de neige la route fût plus longue !!!

Enfin bref, nous sommes rentrés dans le vif du sujet, petite historique, puis travail au simulateur, cela fait du bien de comprendre exactement l’implication de nos actions de mains sur la bouche de l’âne. Réglages des harnais puis mise en pratique avec Teddy et Balthazar. Un Teddy qui voulait absolument que l’on maîtrise au pas avant d’aller plus vite. Travail des trajectoires l’après midi avec les mêmes compères.

Le lendemain, nous avons mis Basile et César, les ânes de l’équipe Lurand au tandem. Réussite, il restait parfaitement alignés et nous ont offert une matinée de plaisir .

L’après midi, nous avions fait le pari d’atteler à quatre. Après deux heures de réglages et impatients de partir battre la campagne, nous avons mis les ânes en mouvement. Incompatibilité de caractère, un petit problème technique et notre rêve du jour parti en fumée. Nous avons décidé de dételer et de dégarnir avant qu’il n’arrive un accident.

Cependant, cela nous à permis de nous rendre compte qu’entre pratique et théorie, il y a un monde ou plutôt des allers retours incessants ;

Cette leçon nous à permis de nous remémorer des règles importantes :

Toujours atteler à plusieurs personnes

Atteler avec du matériel adapté

Anticiper les problèmes et ne pas s insister si quelque chose ne va pas mais plutôt réfléchir, afin de trouver la solution.

III. conclusion

Ce stage fût un moment d’échanges positifs et porteurs d’idées. Il est bon de revenir à la théorie car les problèmes rencontrés dans la mise en pratique trouvent des explications et donc des solutions. Il est encore meilleur de revenir ensuite à la pratique !!!

ANENA a rempli sa mission la plus importante à mes yeux qui lui soit confiée qui est de rassembler des passionnées permettant de développer une culture asine qui rende à l’âne une image positive et permette au plus grand nombre d’atteler sans moyens techniques et financiers faramineux.

Nicolas SARAVAL

 

C’est comme au stage ….

Ou chronique d’un changement de vie.

 

Ces derniers mois, ma vie, celle de mes voisins, et du village ont changé. Un nouvel habitant s’en est chargé, Fanfan : adorable hongre de 3 ans, commun, issu probablement d’un grand noir du Berry et d’un Normand, que j’ai acquis avec l’aide de Gérard Martin que nous connaissons tous.C’est très curieux, j’ai l’impression d’être un habitué de l’attelage, déjà, alors qu’il y a 3 mois je découvrais ce monde.

En fait aux côtés de Gérard, j’ai assisté à l’extraordinaire transformation d’un âne et de son maître. En grand professionnel, faisant montre de son expérience de l’éducation des ânes (et de leur meneur et maître !), Gérard m’a montré que le stage Anena d’initiation à l’attelage, que j’avais fait un an avant, et la réalité, c’était la même chose.

Incroyable mais vrai, en deux heures de temps, le premier jour, mon Fanfan était attelé au sulky (léger et silencieux), savait répondre aux ordres essentiels (Oh, Hue), aller à droite, à gauche et commençait à reculer sur ordre. Les séances suivantes, au rythme de 1 à 2 fois par semaine, ne furent que du perfectionnement. Tout était déjà assimilé (un travail que l’on obtient en plusieurs mois chez le cheval !). Tout par la confiance et la tendresse ! Jamais la force.

Fanfan s’est habitué à évoluer dans des environnements a priori hostiles car inconnus de lui. Il a découvert les bois, la vigne, … Il a appris (ce fut difficile et ça l’est encore) à évoluer sans sa compagne Ukraine, double ponette de 15 ans, adorable aussi, qui reste au pré pendant que lui travaille.

Et puis la spirale s’est mise en route. Me voici au début de l’été, à concourir aux côtés de Gérard et Fanfan, avec les chevaux et des attelages dignes de la Cour d’Angleterre ! Le Fanfan a fait toutes ses épreuves, passé tous les obstacles, couvert les 14 kms au trot (pour la première fois bien sûr) et même un peu trop vite, ce qui nous a valu des points de pénalités. A la décharge de Fanfan, quelques points négatifs nous ont aussi été attribués, à cause de nos chaussures non cirées ! Le soir nous avons reçu nos lots, Fanfan sa plaque et son flot : Au classement Fanfan est premier de sa catégorie, Bravo ! (Il est le seul âne du concours !) et aussi 43ème sur 47 concurrents, et non des moindres. Il a été applaudi, et s ‘est comporté en vedette avec 2 tours d’honneur, et arrêts pour caresses.

Pendant ce week-end à 100 à l’heure, dont je vous passe les préparatifs, les invitations à d’autres concours ont commencé à pleuvoir ! La Belgique, l’Alsace,… J’ai dû me fixer une limite, et j’ai déjà décidé que je ne ferai dans l’avenir que 2 concours par an, et à condition que ce soit dans la région et proche ! ! !

Me voici déjà inscrit pour septembre, au château de Ferrières  !

En regardant en arrière, j’ai l’impression de ne pas m’être vraiment rendu compte de la quantité d’acquisitions et progrès de Fanfan. Tout nous apparaît comme presque normal, et pourtant quelle aventure !

Je viens de récupérer une charrette anglaise plus que centenaire dans une grange familiale ; je dois la refaire complètement pour le concours de septembre. Il a fallu faire fabriquer sur mesure un harnais complet pour Fanfan, y compris un « bacu » pour le débardage des gros branchages dans notre bois (car j’ai aussi une petite activité de bûcheron à mes heures). J’ai repéré sur une foire un pulvérisateur à roues et batterie, à traction animale pour traiter notre petite vigne (car je suis aussi un peu vigneron à mes heures). A Noël, bien sûr dans notre village, Fanfan et moi sommes réquisitionnés pour la distribution des cadeaux de maison en maison.

Quand je vous disais que ma vie était bouleversée par l’arrivée de Fanfan ! Désormais il faut compter avec lui dans toutes nos activités. Même les vacances sans lui nous paraissent longues !

Je suis persuadé que ce n’est qu’un commencement ; la longévité de l’âne étant de 40 ans, de nombreuses années de bonheur sont devant nous.

Gérard sans ton aide, tout cela n’existerait pas. Mille fois merci, je t’en suis très reconnaissant, mais tu le sais déjà.

A vous tous, amis d’Anena, si vous rêvez d’avoir un ami âne et n’osez franchir le pas, venez déjà faire un stage avec Gérard, et puis laissez vous porter par les événements pour vivre une extraordinaire aventure.

           JUBAULT  Yannick

SOUVENIRS DE STAGE

Le samedi 22 septembre, à l'appel de Gérard, nous étions tous venus, du Nord, du Pas de Calais, de l'Essonne, de l' Oise, tous animés d'une même passion : l'âne, et pressés de découvrir l'art de l'attelage .

Au cours d'une brève présentation on découvre que si un égal amour de l'âne anime chacun d'entre nous, les origines de cette passion sont diverses. Elle a parfois lentement mûri, ou est soudainement apparue comme le coup de foudre, et souvent découverte par hasard.

  

Le but du stage étant la technique de l'attelage, Gérard entendait bien nous transmettre son savoir. C'est donc de bon matin que nous attaquons la théorie, " l'Hippologie ", tout ce qu'il faut savoir sur l'âne, sa santé, son alimentation, son caractère aussi. Gérard avait fait appel à ses deux jokers pour l'occasion, les deux Philippe. Nous avions donc à faire à une solide équipe d'animation, tous des passionnés. On apprend qu'à l'image de l'homme, l'âne peut être gourmand, peut avoir tendance à prendre du poids. Attention à la fourbure ! Il faut surveiller sa ration en tenant compte de l'exercice qui lui est demandé. Eviter de lui donner du pain ou des friandises qui en plus l'encourage à mordre. Point sensible à bien avoir à l'œil : le pied . Sole, fourchette, lacune, ligne blanche doivent être l'objet de toutes les attentions . Ensuite, revue de détail de la trousse de toilette et de l'armoire à pharmacie. Pour le pansage, très important : la reinette. Pourquoi ?… Pour le pied. Dans la trousse à pharmacie : la bètadine et aussi la la liqueur de vilatte ( pas pour le digestif ) toujours pour le pied

Dans la foulée nous passons à l'étape EDUCATION. On ne dresse pas un âne, on l'éduque. Et déjà Teddy " mon Teddy "… nous attend dehors. Le brouillard s'est levé et le soleil est arrivé. On nous dit que notre compagnon obéira à tous nos ordres si la confiance règne entre le compagnon et son maître. Tout est affaire de confiance.

Nous nous entraînons aux ordres : " Teddy ! Hu ! " , " Teddy ! Ho ".Ca marche…Ne pas oublier le message de satisfaction : " trèèès bien ! ". Jusque là , pas trop de difficultés. C'est de la conduite en main, il faudra voir ce que ça donne avec une voiture en plus…Voilà pourquoi nous allons faire connaissance avec le harnais. Nous nous familiarisons avec la bride, la bricole, la sellette, la croupière, le culeron, tout y passe, le problème c'est que bientôt, en pratique, il faudra mettre tout ça dans le bon ordre.

 

C'est déjà l'heure de se diriger vers le déjeuner que nous a préparé Madame Martin ( Clo-Clo par la suite entre nous). Excellent repas, et quel accueil ! Il nous faut pourtant sauter la sieste.. Les simulateurs sont installés dans le garage et c'est là que nous allons tester notre doigté. Nous nous entraînons au maniement des guides. Nous avons bien enregistré : pour aller à gauche : " l'heure à la montre ", pour aller à droite " la poignée des gaz ". Nous sommes maintenant armés pour regarder la réalité en face.

Le soleil est toujours là, et Teddy, Basile et Nicolas, nos trois compagnons, nous attendent. Il s'agit maintenant de passer à la pratique. Chacun se choisit un compagnon pour panser, garnir, atteler. Le pansage d'abord ; on manie l'étrille, la brosse, le peigne, le cure-pied, mais ce n'est pas seulement du toilettage, le pansage permet aussi et peut-être surtout de s'assurer que notre âne va bien, qu'aucune blessure ne le fait souffrir. Ceci terminé, on peut garnir. Le harnais est là, tout à côté, disposé sur un tréteau. Tour à tour, sous l'œil vigilant de l'animateur, la sellette, la croupière, la bricole et la bride sont mises en place ( attention à l'ardillon du culeron).

 

C'est le moment d'atteler. La voiture attribuée est approchée, l'âne étant toujours attaché à droite et à gauche, le harnais est fixé à la voiture à l'aide des traits et des courroies de reculement. Un dernier coup d'œil à l'ensemble : sécurité d'abord et l'instant tant attendu est arrivé. Tandis que l'assistant maintient l'âne, le meneur s'installe aux commandes, ajuste ses guides, " Teddy ! Hu ! ", c'est parti , ça marche. C'est un moment inoubliable même si la crainte tenaille un peu les tripes : le meneur est seul à bord… Le terrain d'exercice est à côté avec ses itinéraires balisés ; tout y est , slalom, pont de bois , gué, parcours entre les arbres. Au fil des minutes on prend de l'assurance, on va même jusqu'à demander le trot. Teddy exécute les ordres qui lui sont correctement donnés. Merveilleuse expérience. Il fait toujours beau et pourtant c'est l'heure de dételer. Opération inverse et toujours avec le même souci de sécurité. Un coup d'œil aux pieds avant de remettre nos compagnons à leur pâturage. Nous avions tous réservé notre hébergement à deux minutes de là . Annick et François Mazurier, agriculteurs et éleveurs de chevaux nous attendaient dans leur ferme. L'hébergement était à l'image du stage : inoubliable. " L'établissement " est à recommander pour la chaleur de l'accueil et la qualité des prestations.

          

Le dimanche matin , de bonne heure, Gérard nous attendait dans la " salle de cours ". Malgré la fraîcheur du matin, il y faisait bon , le chauffage était branché ; Philippe avait même acheté des croissants….Nous faisons un retour sur le programme de la veille, contrôle des acquis, " interro. " ; l'occasion de faire une révision sur le harnais, son entretien, la technique pour garnir et dégarnir. Nous découvrons les voitures, les différents types et modèles, les avantages et inconvénients des uns et des autres. Plusieurs voitures sont dehors . les questions fusent, concernant les roues, les brancards, la caisse, la suspension…Mais déjà tout le monde a à l'esprit la sortie prévue l'après midi dans la campagne. On décide même d'abréger le supplice, d'en rester là pour la théorie et d'avancer le déjeuner de quelques minutes.

 

Clo-Clo nous reçoit encore chez elle. Merci à elle pour sa gentillesse et son talent culinaire.

L'après midi sera chargé, et après le bon repas, tout le monde, sans perdre de temps, se dirige vers les harnais et les voitures . La préparation commence, répétition des exercices de la veille. D'abord aller chercher les ânes dans leur enclos, panser et garnir . Chacun participe aux opérations de mise en place des pièces du harnais, les animateurs veillent.

              

Un attelage en paire est prévu, c'est nouveau , il suscite la curiosité. Gérard en prendra le commandement pour démarrer ; car le moment tant attendu est arrivé. Nous nous sommes répartis sur les trois attelages , nous vivons la fièvre des expéditions, même les nuages menaçant n'entame pas notre enthousiasme. Quelques centaines de mètres dans les rues et nous empruntons des chemins de campagne.

Tout se passe bien, les ânes se comportent bien. A tour de rôle nous prenons les guides, nous changeons d'attelage. Nos gardes du corps, les deux Philippe, à pieds, veillent. On se sent en sécurité, pourtant dans certains passages on cahote, à la limite de verser… Notre promenade nous emmène ainsi dans les bois, sur la route, parmi les champs de betteraves.

Incident ! Alors que Bernadette est aux commandes de l'attelage en paire, un pneu s'est déjanté. Un instant d'émotion, mais les bras ne manquent pas, et la roue de secours est vite mise en place.

     

En rentrant ce n'est plus la tension du départ. Mais la vigilance est constante.

Au retour chacun s'occupe de dételer, dégarnir, et panser en apportant un soin tout particulier aux pieds. Nous redécouvrons la ligne blanche, point sensible où viennent se loger les fins morceaux de silex, qu'il faut soigneusement nettoyer.

Gérard en profite pour nous montrer une fourmilière, maladie du pied dont souffre César. En même temps démonstration des Soins nécessaires avec application de liqueur de vilatte.

La nuit arrive déjà, pourtant il y a encore des questions et Gérard continue à répondre.

Chacun repart, passion renforcée, ravi de la découverte des joies de l'attelage, armé des connaissances techniques pour franchir le pas, et résolu à passer à l'acte.

Rendez-vous est pris pour le prochain concours d'attelage à Villotran.

Merci à Gérard et à son équipe.

 

Merci aussi à TEDDY et ses coéquipiers

Bernadette et Jean

EXPERIMENTATION DE LA METHODE

Nous avions fait le stage d’attelage durant un week-end - moment inoubliable - et nous étions partis avec la ferme résolution de passer immédiatement à la pratique. Mais de la résolution à l’acte , c’est bien connu, il y a plus qu’un pas …

Heureusement Gérard veillait. Un jour un coup de téléphone, c’était Gérard qui assurait sans doute le suivi de son stage. "  Venez donc dimanche prochain avec vos ânesses, il y a déjà quelqu’un, on verra ce que vous savez faire. Habillez vous chaudement… " sage recommandation, on ne le dira jamais assez, qu’il fait froid dans cette région !

Affaire conclue. Dimanche matin, de bonne heure, nous embarquons Jessie et Lison, nos deux ânesses, 4 ans et 2ans, qui se demandent bien ce qui leur arrive si tôt, et nous voilà partis pour Villotran ( pas loin de 150 kms).

Jessie est la mère de Lison, elles ne sont pas éduquées, vierges comme dit Gérard, elles sont gentilles et adorables, c’est tout. Elles n’ont jamais été séparées, ce qui n’arrange rien.

En arrivant nous commençons par les attacher en sécurité et Gérard décide de travailler d’abord avec la mère. Il faudra ajuster le harnais qui n’a encore jamais servi. La bride d’abord, pour le travail en main. On ajuste les rennes, un moment de concentration. " Jessie, Hu ". Rien ne se passe.

Même ordre, mais suivi d’un petit coup de cravache. C’est parti. C’est nouveau pour Jessie, elle marche d’un bon pas. " Jessie, Ho ", comme au stage, félicitations "  trèèès bien… "

On répète l’exercice, on enchaîne avec " à droite ", " à gauche ". On complique par le passage du pont de bois : refus total. Il va falloir faire preuve d’autorité ou plutôt de domination . " Qui est le patron ?" Après quelques essais le passage s’effectue sans difficultés. On va donc répéter l’exercice et ce sera enregistré pour toujours.

Teddy dans son enclos à côté n’y tiens plus : deux jeunes ânesses à deux pas et une clôture électrique, c’est le supplice.

Pendant ce temps une bride a été mise à Lison et on a répété les exercices déjà demandés à Jessie , mêmes résultats si ce n'est que le passage du pont de bois a été effectué du premier coup.

Pour le moment tout se passe comme annoncé lors du stage. Il y a à peine deux heures que nous sommes arrivés et déjà nos deux ânesses, qui ne connaissaient rien, obéissent aux ordres.

Après déjeuner : attelage. On procède de la même façon, on commence par Jessie. Un harnais tout neuf est prêt. Elle l’accepte sans broncher. On en profite pour noter toutes les modifications à apporter : sangle un peu juste, gourmette trop longue, muserolle trop courte…. On approche une voiture, le contact des brancards ne l’inquiète pas. C’est bon, on peut démarrer. L’assistant s’écarte. " Jessie Hu " ; pour le premier ordre ce n’est pas suffisant. Il va falloir le répéter et l’accompagner d’un petit coup de fouet. Ca marche, l’assistant suit à proximité, mais tout se passe bien. On enchaîne avec le slalom et même, tenez vous bien, avec le pont de bois qui sera passé et repassé sans difficultés. De la même façon, c’est ensuite le tour de Lison et le résultat est le même.

L’après midi a passé très vite, l’obscurité commence à gagner et il fait toujours aussi froid. Il faut penser à dételer et à dégarnir.

En arrivant le matin nous ne pensions certainement pas atteindre un tel résultat en fin de journée. Même si le stage d’initiation nous avait convaincus, nous avions une pointe de scepticisme. Voilà maintenant la méthode expérimentée. Merci Gérard. Nous te croirons désormais sur parole, c’est promis.

Bernadette et Jean